mercredi 17 mai 2017

L’homme providentiel de la transition




J’avoue ne pas être du genre à idolâtrer. Peut-être parce que je perçois relativement bien la part de luminosité mais aussi le côté obscur de la force que nous avons en chacun de nous. Je n’ai donc pas cédé à la Macronmania. Pour être très franche, il m’a même fallu me donner quelques coups de pied aux fesses. Une fois notre nouveau président élu, je me suis dit : « faisons-lui confiance ».  Je sais que l’écologie n’est pas dans ses gênes mais il écoute. Chapeau bas ! Il nomme l’homme qu’il faut là où il faut : Nicolas Hulot. Je ne verserai pas dans l’idolâtrie ,comme je le disais, mais je reconnais avoir un grand respect pour Nicolas Hulot. J’ai suivi ses prises de positions. Le pacte écologique en 2007 avait fait bouger les lignes sous Nicolas Sarkozy. Je l’ai vu de plus près ses derniers mois car j’ai eu la chance d’animer des débats où il était présent, à la Biennale des Villes en transition à Grenoble puis au salon Produrable. J’ai apprécié de l’entendre parler de ce qui me touche. Première rencontre : il entre dans la loge où je finis de peaufiner les échanges, me salue et me dit : « Je vous laisse travailler et vous concentrer, je sais ce que c’est. » Rien à ajouter.



L’homme doit avoir sa part d’ombre mais il a en tous cas une grande qualité, ne pas être mû par la vanité. Son tweet sur sa nomination est à son image : «ceux qui me connaissent savent qu’être ministre n’est pas pour moi un objectif en soi…L’urgence de la situation m’impose de tout tenter pour faire émerger le nouveau modèle de société que nous appelons collectivement de nos vœux. » La tâche n’est pas aisée. Il le dit lui-même. Son ministère porte déjà un nom qui est tout un symbole : « ministère de la transition écologique et solidaire ». On y retrouve les deux aspects du développement durable. La planète évidemment avec son urgence. Alors va-t-on sortir progressivement du nucléaire ? Comment booster les énergies renouvelables ? Dynamiser l’économie circulaire et remodeler toute notre agriculture ? Et plus près de nous quid de Notre-Dame des Landes? Il y a du pain sur la planche.
Nicolas Hulot n’oublie pas l’homme. C’était tout l’objet de l’ appel des solidarités dont je vous ai parlé en mars dernier. Il s’était fait le porte-parole de 80 associations pour interpeller les candidats à la présidentielle.  Faut-il rappeler qu'en France 1 jeune sur 5 vit sous le seuil pauvreté, qu’on dénombre 600 000 logements indignes et 12 millions de personnes touchées par le handicap?




Et Nicolas Hulot de dire à l’époque « la solidarité ne doit plus être une option sous-traitée mais dans l’ADN de notre démocratie. » Nicolas Hulot n’a pas caché avoir voté pour Emmanuel Macron non par adhésion mais par raison «J’ai lu la feuille qu’a envoyée Emmanuel Macron à tous les potentiels électeurs avant le vote de dimanche [7 mai] : il y a une ligne sur la transition écologique…On voit que ce n’est pas une priorité dans son programme, que cela reste une variable »disait-il dans un entretien au Monde. Il est certain que Nicolas Hulot ne veut pas être une variable. Il a posé ses conditions. Ses sujets ont le mérite de transcender les clivages comme le souhaite le nouveau président. Il va devoir bousculer le petit monde qui l’entoure. Et certainement prendre son bâton de pèlerin avec ses camarades. Je le sais moi-même en convaincue.
Cette nomination me donne des ailes. Je perçois plus que jamais que les thématiques que j’affectionne sont celles qui vont façonner le monde et celui de nos enfants. Et qu'elles doivent insuffler dans toute la stratégie d'un gouvernement. Cette phrase de Nicolas Hulot me revient en mémoire « il ne faut pas être naïf, ni bêtement optimiste mais il est trop tard pour être pessimiste. »

mercredi 10 mai 2017

Manu, écoute un peu le chant des oiseaux !




L’actualité riche de ces derniers jours me pousse à revenir sur mon blog. Emmanuel Macron n’est pas encore installé à l’Elysée que le doute m’étreint. Pourtant le garçon m’a semblé très sympathique ces derniers jours avec son penchant pour les cordons bleus et son allant à faire des cafés pour tous ceux qui l’entourent. Cet homme reste encore pour moi un mystère. Je cherche derrière le regard bleu ce qui peut se cacher. C’est un micro-processeur incontestablement. Il écoute beaucoup pour pouvoir trancher. Je l’attends donc plus que jamais sur la question écologique. Je ne veux pas me bercer d’illusions. Le sujet n’est pas dans son ADN. Des convaincus l’ont rejoint comme Corinne Lepage, Daniel Cohn-Bendit, Barbara Pompili, François de Rugy ou Matthieu Orphelin. Je sais qu’il tend l’oreille. Ce n’est pas un hasard s’il a parlé de lutte contre le dérèglement climatique lors de son premier discours officiel. Quand je m’attarde un peu sur ses promesses de campagne, je ne saute pas au plafond. Premier objectif : « sortir des énergies fossiles » mais pas de date précise. Les mesures proposées sont des mesures déjà prévues voire déjà en vigueur. La fermeture des centrales à charbon restantes en cinq ans est déjà entérinée dans la programmation pluriannuelle de l’énergie. Il promet une « montée en puissance de la taxe carbone pour atteindre 100 euros la tonne de CO2 en 2030. » Ce montant est déjà fixé dans la loi de transition énergétique. Sur le nucléaire il reste sur les objectifs de 50% en 2025 tout en estimant dans le même temps que la filière a de l’avenir.


Pour « protéger la santé des Français », Emmanuel Macron propose d’aligner la fiscalité du diesel sur celle de l’essence d’ici à 2022 . Il souhaite aussi renforcer les normes antipollution européennes des véhicules neufs et les contrôles en conditions réelles. Nous sommes dans la continuité des engagements pris par Ségolène Royal. Sur la question de la santé, il va un peu plus plus loin. Il parle d’un « Grenelle de l’alimentation » reprenant ainsi une idée de Nicolas Hulot et promet un calendrier pour éliminer les pesticides, en commençant par les plus dangereux. Les perturbateurs endocriniens sont aussi arrivés dans son discours. Il promet de les interdire…sous réserve qu’il existe des alternatives. Je ne rentrerai pas dans une liste exhaustive mais force est de constater que les objectifs ne sont pas ambitieux. Alors quand j’ai découvert un Tweet hier soir affirmant qu’un responsable d’EDF « confirme qu’Emmanuel veut reporter à un horizon plus lointain les objectifs de la transition énergétique » mon sang n’a fait qu’un tour. Evidemment les uns et les autres prêtent en ce moment beaucoup de déclarations au nouveau président. Il faut espérer qu’il comprendra les enjeux et les défis qui l'attendent.

Les nouvelles alarmantes se multiplient. Une conférence sur le climat se tient actuellement à Bonn (dans une indifférence quasi générale). On apprend à cet occasion que la quantité de méthane dans l’atmosphère augmente de façon extrêmement rapide. Bien plus que prévu par les scientifiques. En cause la dégradation de la matière organique dans un milieu sans oxygène. Le phénomène naturel est dû aux zones humides puis aux lacs, océans et permafrost. L’agriculture et la gestion des déchets en sont aussi responsables. Enfin l’autre source de méthane est liée à des fuites lors du dégazage naturel des sols et lors de l’usage de combustibles fossiles. Attention danger : le méthane est le deuxième gaz à effet de serre en importance après le dioxyde de carbone mais il est 28 fois plus réchauffant que ce dernier sur une période de 100 ans. Au final si le phénomène se poursuit c’est le pire scénario du GIEC qui est à envisager. Une augmentation de 3,3°C à 5,5°C d’ici 2100.


Des actions peuvent être menées en termes d’agriculture et d’agroforesterie. Faire manger de l’herbe aux vaches limiterait la fermentation. Nous devons aussi changer nos habitudes alimentaires. Et pour cela nous avons besoin d'une impulsion forte. Bref, je le répète, le temps presse.Donald Trump nous en fait perdre. Il ne faut pas que l’Europe et la France en particulier mettent le sujet sous cloche. J’ai la désagréable sensation de radoter. J’espère sincèrement qu’Emmanuel Macron aime les cordons bleus mais aussi le chant des oiseaux et visiblement les cochonnets... Les promesses politiques peuvent bien s’envoler, la nature, elle ne pardonne jamais.

mercredi 3 mai 2017

Mon blog, je t'aime mais je te quitte un peu...Pour la bonne cause et Ekopo!



Si vous me suivez régulièrement sur Linkedin vous n’avez pas dû manquer mon dernier post. J’avoue qu’il a suscité quelques réactions dont je ne suis pas peu fière. Jeme répète , je suis journaliste dans l’âme. Un métier que je voulais faire "depuis toute petite". Une vocation comme on dit. Je voulais comprendre et donner à comprendre. Une saine curiosité qui a failli être étouffée dans l’œuf par quelques religieuses craintives. A l’école, l’une d’entre elles s’était mise en tête que j’étais trop timide et trop honnête pour faire ce métier (la politique non plus alors 😊 )Je n’en ai pas démordu car je suis têtue comme une demi-bretonne. Je suis triplement vernie car j’aime mon métier, je me suis ensuite découvert une passion pour la radio et enfin je suis tombée avec bonheur il y a 10 ans dans la marmite du développement durable. Peu de journalistes connaissent ces sujets car ils n’ont pas la formation pour... ou alors sur le tas comme moi. Beaucoup de médias n’ont pas non plus compris encore tous les grands enjeux.

Quand j’ai changé de vie un peu brusquement il y a un an et demi, je
n’ai eu qu’une envie : continuer à parler d’économie positive et de notre monde en mutation. Mais un monde bienveillant, pas régi par la peur dans laquelle certains se complaisent à nous entretenir. J’ai réfléchi à développer un média. J’en ai parlé autour de moi mais les conditions n’étaient pas réunies. Et puis comme je crois à la « positive attitude », la vie a mis sur mon chemin Emilie Kovacs journaliste passionnée par les mêmes sujets et surtout encore plus courageuse que je ne l’ai été. Son site : Ekopo, le média de l’économie positive. Son credo : faire du journalisme de solutions. Elle a décidé de faire peau neuve et de lui donner un nouvel élan. Je suis donc ravie d'avoir rejoint l'avenir. Emilie souhaite montrer les innovations des starts-up mais aussi les initiatives des grandes groupes ou de la société civile. Mieux comprendre les tendances pour aller vers un monde plus respectueux de la planète mais aussi de l’humanité. Comme dans mes jeunes années, je me retrouve à prendre contact avec des chefs d’entreprises ou des associations pour écrire des papiers qui donnent la pêche. J’espère aussi que nous avancerons sur un projet de podcasts radio. Retrouver mes premières amours pour vous faire partager sous un autre format toute cette dynamique.  (Si vous avez quelques tuyaux, je suis preneuse 😊) Tout cela pour vous dire que je n’oublie pas ce blog car j'aime liberté de ton mais je serai moins présente pour la bonne cause.
Je souhaite vraiment longue vie à Ekopo !

jeudi 27 avril 2017

L’écologie, quel pied!



Vous ne trouvez pas l’atmosphère un tantinet pesante ? Et je mesure mes mots. La tension ne cesse de monter à l’approche du second tour de l’élection présidentielle. Marine Le Pen fait feu de tout bois et Emmanuel Macron se fait sérieusement étrillé. Au point que beaucoup aimeraient ne glisser aucun des deux noms dans l’urne. Cette présidentielle est à l’image du ras-le-bol grandissant vis-à-vis de la classe politique. La sensation de se faire « bananer ». Et que les questions essentielles sont oubliées. Pour moi, celui qui nous dirige ne doit pas passer à côté des enjeux environnementaux. A bon entendeur.  



Face à tant de nervosité, j’aspire soudain à la légèreté. L’Arbre des Plaisirs ne s’y est pas trompé. Eh oui camarades, je vais vous parler sexe. Puisqu’il n’y a plus que cela de vrai dans notre beau pays. Cette boutique en ligne spécialisée dans la vente de sextoys sans phtalates ne s’y trompe pas. Elle a l’argument massue. C’est ainsi que l’on peut lire dans le communiqué : « Santé, environnement ; il suffit parfois d'une initiative pour inciter les Français à s'impliquer et à prendre part concrètement à ces problématiques majeures. » Les phtalates, ces additifs chimiques couramment utilisés pour la fabrication de matières plastiques et de cosmétiques sont des produits potentiellement dangereux pour l'homme car ils constituent des perturbateurs endocriniens. 


Pour en revenir à nos moutons du moment, Benoit Hamon proposait dans son programme d’interdire les perturbateurs endocriniens. Emmanuel Macron est plus modéré. Il veut placer la France « en tête du combat contre les perturbateurs endocriniens et les pesticides. » Soit.  L’Arbre des Plaisirs propose donc de se faire du bien sans danger. Qui pourrait refuser ?


Il va plus loin avec un concept original : chaque achat de sextoy entraîne la plantation d'un arbre dans la forêt tropicale, en Indonésie, au Mali ou à Madagascar. Le slogan fait mouche : un sextoy acheté= un arbre planté. J’en vois qui rigolent dans le fond de la classe. Au moins vous faites un geste pour la planète. Et plus vous achèterez, plus vous sauverez l’humanité. Un partenariat a été monté avec Planète Urgence. Vous pouvez même faire recycler vos sextoys. Je ne m’étalerai pas trop longuement sur le sujet (je n’ai aucune action dans cette jeune entreprise).



Hugo Mallié, responsable de L'Arbre des Plaisirs a trouvé les bons mots : « Nous avons voulu conjuguer notre secteur d'activité avec nos valeurs écologiques ». Et au moins cela détend. Cette parenthèse légère n’est finalement destinée qu’à nous rappeler où se trouve le vrai curseur. Savez-vous que les allergies respiratoires tuent 3 personnes par jour? On ne les voit pas venir et elles ne répondent à aucune religion. La planète ne sera plus vivable que nous n’aurons toujours pas fini de nous quereller. De toute façon, grâce aux perturbateurs endocriniens, nous serons bientôt tous stériles. Et il ne nous restera que notre sextoy pour pleurer. Finalement je redeviens sérieuse. Les temps sont durs…

vendredi 21 avril 2017

Mon portable, tu pollues mais je t'aime tant!



J'aime bien sortir à priori de mes sentiers battus.
Cette semaine, j'étais invitée à un déjeuner- conférence de presse (idée très astucieuse pour les journalistes toujours pressés) autour de la question des Français et du téléphone portable. Plus précisément de leur attachement à cet objet. Ce prolongement de nous que l'on bichonne.
Et finalement vous allez voir que l'on revient toujours aux sujets qui me tiennent à cœur.
Comme quoi, je le répète, l'environnement devrait être le curseur de tous nos choix politiques et économiques. Je ne vous dis pas comme je souffre avec cette campagne.
Bref revenons à nos moutons et à nos smartphones.
Une étude OpinionWay commandée par Volpy éditeur d’une application de rachat de mobiles révèle à quel point le téléphone portable s’est installé dans nos comportements quotidiens mais ne stimule pas vraiment notre conscience environnementale.
Elle a été menée auprès de 1000 personnes en mars dernier.
D'abord disons- le, 92 % des français possèdent au moins un mobile. Le sujet est démocratique.
Les Français affirment passer 1h08 en moyenne par jour sur son portable. C'est une auto-évaluation. Je ris doucement sous cape (pour ma part j’explose le quota).
72% estiment d’ailleurs ne pas y passer trop de temps et pourtant ils ne sont que 29% à éteindre ce précieux objet dans un dîner en tête à tête (oh les goujats) et 24% en famille (peut-être pour couper court à toute discussion politique). Cela va même plus loin puisqu’un quart des Français ne l’éteint jamais surtout les femmes et les personnes issues des classes populaires (n’y voyez aucun rapport).

Ils sont tout de même 62% à regarder leur portable devant la télé. Je fais donc bien d’opter pour le web dans mon métier de journaliste…



Le sociologue Francis Jauréguiberry a une explication très simple au phénomène.
Il se refuse à parler d’addiction. Un mot trop fort selon lui car l’addiction est liée à une souffrance.
Cet appareil est en fait emblématique de notre besoin de relations affectives.

Nous meublons désormais nos temps morts dans les trajets et ,disons-le parfois au travail. Derrière l’appareil « il y a cet espoir diffus de la bonne nouvelle qui rendra notre vie plus dense. » Et d’ajouter quitte à en secouer certains « Pendant des siècles le religieux donnait du sens. Désormais il n’y a pas de discours central, on doit se débrouiller seul. Ici et maintenant ,il faut vivre les meilleures expériences possibles et donc il ne faut pas se déconnecter. »
Éclairé par ce discours, on comprend mieux pourquoi 28% des Français affirment « faire attention à leur portable comme à la prunelle de leurs yeux ». Frédéric Micheau directeur des études d’OpinionWay insiste sur les termes employés à dessein.
Ils sont 63 % à dire ne pas apporter de soin particulier. Bande de faux culs 😊
Signe des temps, le portable a remplacé dans l’ordre le réveil-matin, l’appareil photo et la montre.
Comme les Français ne sont pas à une contradiction près, ils sont presque 65% à juger que la vie du portable est trop courte et ils sont pourtant 7 sur 10 à vouloir en changer à cause d’un dysfonctionnement . Les Français abandonnent en moyenne l’usage de leur mobile au bout de 21 mois.
Pire encore, ils sont 48% à garder l’ancien appareil dans leur tiroir.
Seuls 14% les ont apportés à un point de collecte pour les faire recycler. Là encore on cultive le paradoxe.
Car 67% des Français reconnaissent que le portable est « polluant ».
76% estiment qu’il faut dépenser beaucoup trop de ressources naturelles.


Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 22 millions de téléphone sont vendus chaque année en France, 17 millions dorment dans des tiroirs alors qu’il a fallu 70 kilos de matières premières pour fabriquer chacun d’entre eux.

Il va falloir encore être très pédagogue
Francis Jauréguiberry admet que le sujet est tout récent pour les consommateurs et qu’il ne l’a pas encore suffisamment intégré.


Face à ce constat, Marc Simeoni, CEO de Volpy n’a pas sa langue dans sa poche. Pour lui « il y a quelque chose qui ne tourne pas rond au royaume du smartphone.
Il est bel et bien l’objet emblématique de la société de consommation.
Je pense que c est l’écosystème qui engendre ce phénomène dans une course permanente à la croissance »
Marc Simeoni dresse un état des lieux sans détour mais a tout de même décidé de s’adresser aux consommateurs pour faire bouger les lignes.
Volpy éditeur d’une application de rachat de mobiles propose donc de faire un état des lieux de votre portable.
Par le biais de son application, vous pouvez réaliser 16 tests techniques.
Une cotation sur mesure est réalisée et un prix de rachat proposé.
Un coursier vient chez vous rapidement prendre le portable, vérifier que tout est conforme à l’étude et aux déclarations que vous avez faites sur l’état de l’appareil et vous êtes payé rapidement.
En quelques mois, 50 000 personnes ont déjà téléchargé cette application. 

Il faut bien admettre que les acteurs ne manquent pas sur ce marché du recyclage.
Là où Volpy fait la différence c’est en proposant directement une analyse de votre appareil. Il les revend ensuite en gros à des industriels. Et sachez que vos données privées sont préservées à l'occasion de cette opération.  

Cet éditeur va plus loin dans sa démarche environnementale.
Il a choisi d’avoir à ses côtés Pur Projet de Tristan Lecomte (que je suis depuis quelques années). Pour rappel, les 3 missions de Pur Projet: régénérer les écosystèmes, accompagner les communautés locales  et engager des entreprises qui dépendent de cet écosystème afin de transformer l'économie. 
Volpy s’engage à verser 1 ou 2 euros (si l’appareil coûte plus ou moins de 150 euros) à 4 programmes de reforestation et agroforesterie.
Le consommateur est impliqué: c'est lui qui choisit le projet et il peut même suivre l'avancée de l'aventure. 
Evidemment on ne peut que saluer le geste mais vous avez bien compris qu’il y a encore du chemin à parcourir.
Une récente étude américaine menée par la Harvard Business School et les universités de Columbia et du Michigan indique que lorsqu’un nouveau mobile est lancé sur le marché, le soin qu’on porte à son ancien mobile diminue. Alors toujours plus ou toujours mieux ?

lundi 3 avril 2017

Le miel de l'entreprise


Aujourd’hui j’ai envie d’être bucolique ( certainement en raison de l'air printanier) et de vous parler d’abeilles. Et plus particulièrement des abeilles en entreprise. D’ordinaire dans ce monde-là, on croise quelques gros bœufs, des fourmis, des cigales (un peu moins) et beaucoup de blaireaux. Je dévie du sujet. L’abeille, la vraie est un bon élément fédérateur et c’est ce qui m’a plu dans l’aventure d’Apiterra créée en 2010. J’ai échangé avec son PDG Ronan de Kervénoaël au salon Produrable.  Apiterra installe des ruches sur les toits ou les jardins dans les entreprises. Rien de bien original, je le conçois mais cette structure va plus loin en mettant en place des programmes d’animation pour impliquer tous les salariés. C'est le petit plus . La ruche devient ainsi un élément à part entière de l’entreprise. La grande force d'Apiterra : avoir un réseau d’apiculteurs salariés qui fonctionnent tous sur le même mode. Apiterra diffuse donc des comptes-rendus détaillés d’apiculteurs et 7 à 8 fois par an des revues de presse sur l’apiculture. Vous devenez ainsi incollable.




Beaucoup d’entre vous savent que plus de 30% de l’alimentation humaine dépend de la pollinisation réalisée par les abeilles mais savez-vous qu’elles doivent travailler 7000 heures pour fabriquer 500 grammes de miel ? Une ouvrière produit 7 grammes de miel toute sa vie. En une journée, 3000 abeilles composant une ruche visitent 21 millions de fleurs.
Tout le miel récolté revient à l’entreprise et chaque animation se termine par une dégustation. Apiterra travaille déjà pour 250 entreprises, en France, Belgique et au Luxembourg. Parmi celles qui ont été séduites L’Oréal, Jardiland, Total, Schneider, ou encore Novotel. L’essentiel des ruches est implanté en milieu urbain mais une entreprise agricole et un grand cru du Bordelais ont aussi accueilli des abeilles. Apiterra ne s’arrête pas là. Il a noué une collaboration avec l’INRA . Deux axes de travail sont privilégiés : dans le premier cas, il s’agit de l’élevage d’une souche d’abeilles résistantes au varroa, un acarien parasite.


Le second axe consiste à installer des ruches connectées pour mieux étudier les abeilles. Les abeilles dans le cadre de leur activité naturelle effectuent des milliers d’aller-retour et de voyages dans un rayon supérieur à 3 kilomètres de leur lieu d’habitation. Il suffit d’observer la cire produite dans la ruche pour mieux analyser l’état de l’environnement.  Apiterra a connu une croissance de 30% l’an dernier. Et ne compte pas en rester là.  Comme je suis bucolique aujourd’hui (l’approche des vacances peut-être) je veux finir avec une note poétique.  C’est aussi ce que nous enseigne la nature. Alors méditons cette phrase de Ramakrishna – « Sois comme la fleur, épanouis-toi librement et laisse les abeilles dévaliser ton coeur ! ».

vendredi 24 mars 2017

Et si on oubliait les bouteilles d’eau : Biocoop ose !



Cette semaine a été très riche en actualité « écolo ». C’est une très bonne nouvelle. La moins bonne est que je ne peux pas être partout. C’est donc à regret que je n’ai pas assisté à la conférence de presse de Biocoop qui dévoilait de très bons résultats (une croissance en chiffres d’affaires de plus de 25%) mais surtout une initiative à marquer d’une pierre blanche.

Biocoop a purement et simplement décidé que l’eau en bouteille plastique, c’était fini ! Je serai transparente sur la suite de cette note: je reprends un communiqué de presse très bien fait pour tout vous expliquer.



L’eau en bouteille représente 10 kilos de déchets par an et par personne.

Il faut 1 000 ans pour qu’une bouteille en plastique se dégrade et 300 kilomètres de transport pour qu’elle arrive sur la table , selon des sources du Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire.




L’eau du robinet, c’est moins d’emballage et beaucoup moins de transport.

Elle coûte 200 à 300 fois moins cher à terme que l’eau en bouteille plastique même si on y ajoute un coût de filtration.

Depuis le 1er janvier 2017, le premier réseau de magasins bio et équitables en France, ne distribue donc plus d’eau en bouteille plastique dans ses points de vente. Le symbole d’une démarche militante chère à la marque, celle de peser sur les choix de société. Et j'ajouterai même si cela doit lui en coûter économiquement. Et faire grincer des dents certains grands noms.

 

Pour le faire savoir, Biocoop lance donc jusqu'à vendredi prochain une campagne de communication innovante : Ma-cons-eau. Une expérience digitale disponible sur www.ma-cons-eau.com et sur le site de Biocoop.

L'enseigne propose d’ailleurs des alternatives à l’eau en bouteille plastique.

En France, l’eau du robinet est potable selon les normes règlementaires en vigueur. Mais, en l’état, selon les régions, elle n’est pas pour autant « excellente pour la santé ». Il ne faut pas se leurrer : la plupart des méthodes de traitement de l’eau restent insuffisantes aujourd’hui pour éliminer 100% des intrus. L’eau du robinet peut donc être filtrée pour retirer les polluants résiduels de l’eau.

Du simple pichet filtrant à l’osmoseur, à installer sur ou sous l’évier, il existe des solutions. Et Biocoop a décidé de vous guider. Franchement quand je lis cela, je bois du petit lait…(Crédits photo @Biocoop)