mercredi 20 septembre 2017

Quand les humains ont le nez creux


J’adore l’humanité. Surtout quand nous avons des idées de génie. Nous avons ainsi l’art de décréter des journées mondiales. Pendant 24 heures, ne se centrer que sur la prostate ou les océans (dans l'ordre ou le désordre). Ne plus penser à soi mais au malheur d’autrui ou parfois aux petits bonheurs. Aujourd’hui Facebook a proposé spontanément une journée des câlins. Des Free Hugs à tous ceux qui vous entourent juste pour le plaisir. J’avoue avoir cédé mais je suis un peu faible en ce moment. Cette journée là sert éventuellement à se dire que nous avons des amis mais la démarche ne va pas bien loin. Le 22 septembre sera une autre journée mondiale celle du…rhinocéros. Pour tout vous dire, cela m’arrange franchement de ne pas la combiner avec la journée des câlins car serrer dans mes bras un rhinocéros, c’est au-dessus de mes forces. Et pourtant elle en aurait bien besoin, la brave bête. 


Le 23 août dernier ,on apprenait que John Hume, le principal éleveur de rhinocéros au monde, avait décidé d’organiser la vente aux enchères la plus controversée d'Afrique du Sud. En vente près de 264 cornes de pachydermes pour un poids total avoisinant les 500 kilos. Pourtant le gouvernement et les associations étaient montées au créneau. Ces enchères ont été mises en place en toute illégalité. Car ce commerce est interdit au niveau international. Mais les hommes n’arrêtent pas leur trafic. Plus de 1000 rhinocéros sont abattus chaque année en Afrique du Sud, ce pays qui abrite environ 80% de la population mondiale de ces pachydermes. En mars dernier c’est Vince, un jeune rhinocéros blanc qui était tué par des braconniers dans le Parc Zoologique de Thoiry. Le kilo de corne composé de kératine peut se vendre jusqu'à 60.000 dollars au marché noir. Tout cela pour des prétendus bienfaits thérapeutiques ou des vertus aphrodisiaques. Résultat : le rhinocéros est en voie de disparition. Heureusement il y a des rayons de soleil dans ce monde de brutes. Je remercie Elodie de m’avoir transmis l’information : les nouvelles technologies peuvent venir au secours des animaux.



Le projet « Connected Conservation » a été mise au point par Dimension Data, une société technologique basée en Afrique du Sud, en partenariat avec Cisco, leader mondial des réseaux. Leurs technologies sont déployées dans une réserve animalière proche du Parc national Kruger, afin de surveiller l'activité en temps réel. ​​​ Grâce à des points d'accès Wifi installés stratégiquement, un système de vidéosurveillance, des drones dotés de caméras infrarouge, l'usage d'imagerie thermique et des capteurs sismiques permettent une surveillance sans précèdent des rhinocéros. Sans perturber leur mode de vie.


"Avec Connected Conservation, nous ne touchons pas aux animaux, nous ne leur injectons pas de tranquillisants pour ensuite placer des capteurs sous leur peau ou dans leurs cornes.» explique Bruce Watson, le patron de Cisco Alliance-Dimension Data.

Et ce n’est qu’une première étape. Les ingénieurs espèrent déployer ce dispositif pour venir en aide à de nombreuses autres espèces animales, comme les pangolins, les lions et les éléphants d’Afrique mais aussi les tigres indiens. Quand l’humanité se met au service de la nature. Ça donne envie de donner un gros câlin finalement…

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